Malek - Janine Boissard -

Publié le par Marie

 

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Malek est un petit garçon qui ne peut compter que sur lui-même.
Très vite, le destin lui arrache son père et dépouille sa famille de ses terres et de son honneur.
 Le garçon et son frère sont placés en orphelinat. 
Il ne reste que l'école, le travail.
Cent fois sujet au doute et à l'abattement, cent fois Malek fait le choix de la connaissance et de la liberté, de l'amour d'autrui et de l'amour du beau.

Dans la vie de Malek, il y a aussi les amis.

Si la souffrance isole certains, en ce qui le concerne, elle le rapproche des autres dans une soif inextinguible de contact.


Il est également toujours prêt à aider ceux qui en ont besoin.

N'a-t-il pas, comme eux, connu le doute et la souffrance ?

Et puis, bien sûr, les filles vont jouer leur rôle.

 

Elles se prénomment Aïcha, Malika, Sabrina. Elles sont vives, gaies, et si savantes sans s'en douter !

Auprès d'elles, il va découvrir la beauté et le pouvoir des femmes.

C'est durant sa dernière année au lycée que Malek peut enfin mettre un nom sur la flamme qui brûle en lui depuis l'enfance, ces Contes de l'Islam, si beaux, que lui lisaient ses oncles et dont la leçon était toujours la même : « Avance si tu veux t'en sortir. » Sans doute, le savait-il déjà, il était, il sera un écrivain.


Son bac en poche, Malek obtient une bourse pour l'université de Constantine où il acquiert une licence en psychologie. Puis il s'envole vers Paris où, sous la férule de maîtres prestigieux, il obtient haut la main de nombreux diplômes.

Le voilà enfin prêt à rentrer au pays où l'attend une chaire de psychologie à l'université de Constantine.

Mais le voile noir de l'intégrisme recouvre peu à peu l'Algérie.

Empêché de transmettre son savoir, jugé subversif ou contre révolutionnaire par les religieux, il décide de revenir à Paris d'où il ne cessera de défendre l'Islam des lumières, et d'envoyer aux siens, à travers ses écrits, des messages d'espoir.

 

 

Ma Critique

 

 

 

Parfois naient des rencontres heureuses, c'est ce qu'en résulte celle de Janine Boissard et Malek  Chebel.Je ne suis pas une adepte de biographie, souvent trop ennuyeuse, compliquée ou insipide.


Mais celle-ci est tout autre ;  écrite sous forme de conte, ce récit donne une dimension magique.

Et pourtant les débuts de la vie de ce petit garçon ne sont guère heureuse et facile.

Les scènes de vie, les sentiments sont dépeints avec tellement d'authenticité qu'une fois absorbée dans ce monde, on n'ose plus reposer le livre.

Ce livre nous entraîne en Algérie, à travers les chapitres y sont décris les rites, les coutumes.En suivant le parcours de ce petit garçon vers l'adolescence, Janine traduit très bien les sentiments de cet homme .

 Au fil des pages ont serre les dents pour lui,  on souffre, on compatit, heureusement comme dans la vie de tout à chacun il y a aussi de très beaux moments, la vie heureuse autour des membres de la famille, les instituteurs, les professeurs, les amis, les filles, les parents de ceux-ci.

Il sera à chaque instant la fierté de sa mère ; un peu plus tard de son grand-père, de ses oncles, toute cette saga vivant sous le même toit ou à quelques mètres.

Une belle réussite pour cet homme, aujourd'hui anthropologue des religions et philosophe écrivain aussi .

 

cdi     petit bac

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