La peine du menuisier - Marie Le Gall -

Publié le par Marie

 

 

 

peine du menusier

 

La narratrice grandit dans une atmosphère lourde de non-dits, dans une maison écrasée par le silence, dont les murs de pierre suintent le mystère… Son père n’est qu’une ombre solitaire. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain ? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil ? Elle aimerait poser des questions, mais on est taiseux dans le Finistère. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance, mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique, Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille.

Ce récit délicat ne verse jamais dans le pathos ni le nombrilisme, et laisse affleurer, lentement, son drame. Chloé Brendlé, Le Magazine littéraire

L’écriture donne ces vies à voir, pour les hausser au-dessus d’elles-mêmes, dans ce qui s’affirme comme une œuvre littéraire de grande beauté. Jean-Claude Lebrun, L’Humanité.

 

Mon Avis

Malgré l'ambiance mordide trainant à chaque page j'avoue ne pas avoir été choquée; bien au contraire émue.

Je me suis retrouvée dans cette enfant face à ces grands portraits qui trônaient pendant une époque dans la famille , de ces disparus de tout âge, un conjoint, un enfant un frère .

Les questions que l'on souléve parfois car un enfant est curieux, de ces silences, de ces malaises que l'ont causé façe à ma curiosité, de la peine ressentie que je faisais renaitre parfois, alors bien sur , on ne demande plus , on cherche dans la conversation des adultes parfois un soupçon de réponse.

Cette famille bretonne est largement touchée par les décés, il faut dire que l'époque s'y prêtait entre les deux guerres, les maladies infantiles, s'ensuit la suite logique du décés d'un grand père, grand mère, père etc....

La narratrice, cette petite fille prénomée Marie-Yvonne et Nicole en référence à un membre de la famille aussi disparue est née dans ce mlieu ou la mort était son quotidien, même au sein des vivants l'ambiance est si triste, silencieuse qu'elle ne prendra conscience de la " vie" quand elle rencontrera d'autres personnes en allant à l'école, en colonie de vacances, ou enfin elle vit.

Quoi que ....pas vraiment non plus , elle sera toujours attirée par la mort, enfant souhaite par exemple choisir le métier de fossoyeur. Je ne vous dévoilerais pas son métier tout autre rassurez-vous !!

Cette histoire est bien abordée, décrite parfaitement, c'est un film traduit par les mots, tant par les détails des choses, de la météo, des personnages, de leurs sentiments.

Marie Le Gall m'a fait supposer une éventuelle adultère, une bâtarde.... Je pensais que c'était cela qui rendait le Menuisier malheureux, c'est seulement dans les dernières pages que l'on connait la raison... 

Parfois on se demande si le Menuisier aime sa fille, si sa fille aime son père , j'avoue éprouver bcp de tritesse poru ces deux êtres qui jamais ne se sont touchés,embrassés, si peu partagés de bons moments, pour quelle raison ???? la fin de l'histoire ne me convaint pas de ce malaise entre père et fille , ou alors je n'ai pas compris la subtilité.

Ils s'aimaient OUI, mais les gestes, les paroles n'ont pas su se traduire même aux dernières heures ou la mort l'emporte sur la vie .

Au quoitiden cette famille est éprouvée par l'aînée,Jeanne, handicapée mentale.

C'est un trés bon livre, de l'époque des années 50/60, une partie de ma vie, ma génération, agréable à lire, on s'y tient car on voudrait comprendre tellement de secrets, on a hâte.

Ce roman est retenu dans la sélection 2011 du Prix des Lecteurs ; je ne connais pas les autres propostions, je me retiendrais donc de l'élire favoris ; à suivre donc .

 

petit bac    

 

salon5

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